Journal Mars 2018
« La société malagasy d’aujourd’hui.
Lorsqu’on évoque Madagascar, tout le monde s’accorde au moins sur deux points paradoxaux.
D’une part on dit de ce pays qu’il est doté d’une richesse incommensurable aussi bien humaine (un cosmopolitisme extraordinaire) que naturelle (faune et flore) voire du sous-sol (minerais).
D’autre part, il dispose d’une diversité culturelle peu commune (une multi-culturalité brassant à la fois les cultures d’Asie, d’Arabie, d’Inde, d’Afrique et d’Europe).
En réalité, on ne peut que constater la paupérisation galopante de la majorité de la population et qui est source de division, de haine de soi et de l’autre, en grande partie à l’origine des trop nombreuses tensions politiques et sociales.
La société malgache est maintenant divisée, ne s’aime pas, se jalouse.
Depuis notre indépendance, et malgré les outils d’émancipation que le monde nous a offerts pour que nous puissions prendre en main notre destinée, tous nos dirigeants successifs n’ont eu comme ambition que la course vers l’argent facile qu’ils se procurent auprès des bailleurs de fonds traditionnels, sans se soucier de la perte de dignité que cette quête à la mendicité implique.
La corruption devient ainsi la règle sinon le principe sur lesquels leur mode de pensée et de fonctionnement repose. L’ignorance de la société, c’est-à-dire la volonté à abuser de notre société ignorante en la maintenant dans le dénuement et, surtout, dans l’ignorance est actuellement de mise.

A cette situation sociale s’ajoute les catastrophes naturelles. Dès le début de l’année 2018, Madagascar a connu le passage d’un cyclone « Ava » sur sa partie orientale et qui a été accompagné de pluies torrentielles faisant 51 morts, 22 disparus et plus de 80.000 sinistrés.
Dix-sept des victimes avaient trouvé la mort à la suite d’un glissement de terrain qui avait provoqué l’effondrement d’une maison au sud-est de la capitale du pays Antananarivo. Des vents violents et des pluies diluviennes ont fait déborder de nombreux cours d’eau de l’Est de la Grande île et ont provoqué d’importantes inondations, notamment à Tamatave (est) et dans les bas quartiers d’Antananarivo.
Le Centre dans toutes ces situations
L’éducation de la population est un facteur crucial de développement économique et social du pays. La baisse de la scolarisation est due à la crise économique qui touche le pays et a entamé d’une part les revenus que les familles peuvent consacrer à la scolarisation de leurs enfants.
Et c’est à partir de là qu’intervient le Centre qui est là pour les soutenir. L’implication du Centre dans le processus d’éducation de la population est déjà un devoir citoyen de sa part.
Le Centre espère que ces enfants et jeunes vont prendre un jour leur envol vers une nouvelle vie et au bout du chemin, ils auront dépassé la fatalité d’être nés pauvres et auront acquis les moyens d’aider à leur tour les défavorisés.
Les résultats déjà obtenus sont tellement encourageants que le Centre se permet de venir encore une fois solliciter votre aide, vous les personnes de bonne volonté.
Le Centre a toujours tenu sa vocation d’oeuvre humanitaire en encourageant ses bénéficiaires à ne
pas se laisser dans l’assistanat et de chercher tous les moyens pour aider leurs enfants à aller le plus loin possible dans leurs études. Dans ce sens, une réunion des parents est organisée régulièrement pour le partage et les informations.
Le Centre donne l’exemple en s’investissant un peu plus et avec professionnalisme dans certaines activités afin d’assurer ce qu’il peut faire pour appuyer les efforts des donateurs et de ne pas toujours les attendre comme à la cantine où le jardin doit tenir une place prépondérante afin d’y combler les besoins en légumes par exemple, il est assurer maintenant par une personne bien formée dans ce domaine. C’est aussi le même cas pour l’élevage qui est tenu par une personne spécialement engagée pour prendre soin de la ferme. Cet élevage ne se limite pas non plus sur le seul élevage porcin mais s’intéresse aussi sur l’aviculture et l’élevage de bovin.

« Edgard, le jardinier qui doit assurer le besoins en légumes de la cantine » « Joseph, le responsable de la ferme »
La période de la moisson a déjà commencé et le personnel du Centre a récolté ce qu’il a semé au mois d’octobre. Le résultat est plus meilleur que celui de l’année dernière mais selon les techniciens, il est mieux de changer de culture pour la prochaine saison.

Cette année, c’est le personnel qui a assuré tous les travaux de la riziculture, de la semence à la moisson »
La rizerie va être renforcée par l’acquisition d’une autre machine de décortiquerie pour assurer un meilleur rendement sur le pourcentage « son et riz blanc » et que les personnes externes puissent aussi bénéficier de son service payant. L’acquisition de cette machine peut aussi accélérer le travail car avant, il faut retourner deux fois dans la même machine de dépailleur les paddy.
« Le paddy passe d’abord dans la décortiquérie (à droite) pour finir dans le dépailleur et sortir en riz blanc »
Le grand défi du Centre est de réfectionner la route d’accès à son site qui est dans un état lamentable, pleine de boue pendant la période de pluie et pleine de poussière lors des saisons sèches. Beaucoup de démarches ont été entamées au niveau des autorités locales mais rien n’a encore abouti.

