Journal du Centre, Rentrée 2018-2019

Madagascar, une terre préservée,

Si nous regardons la définition de la pauvreté, oui Madagascar est pauvre. Mais cette définition est faite dans un climat européen pour des conditions de vie européenne par des européens qui ont décidé d’un niveau de vie et surtout d’un niveau matériel que chacun ce doit d’avoir !
Pourtant, vivre dans une cabane sans électricité ni eau courante n’est pas comme vivre dans un bidonville, cela ne montre pas un signe de pauvreté même si de l’extérieur cela peut en donner l’impression.
Le peuple malgache est riche,bien plus que la majorité des Européens. Ne vous êtes vous jamais demandez pourquoi les Malgaches ont toujours le sourire ? Ils se lèvent le matin avec le sourire, vont au travail avec le sourire, rentrent le soir avec le sourire.… Simplement parce qu’avant tout ils profitent de la vie, ils vivent le moment présent au lieu de penser à demain, ils ne s’occupent pas à imaginer ce que pensent leurs voisins et ne sont pas non plus entrain de juger leurs voisins.
Oui ils n’ont pas la télé, oui ils n’ont pas l’eau courante, oui ils n’ont pas une maison en béton, oui ils n’ont pas d’ordinateur avec un accès internet pour jouer en réseau, oui ils ne réfléchissent pas à un plan de carrière, mais ils ont des choses que les pays développés perdent de plus en plus : ce sourire, cette joie de vivre, cette amitié, la famille, des traditions, le contact humain ainsi que tous les petits plaisirs de la vie.
Amoureux de la nature ou touriste en quête de paysages hallucinants, Madagascar reste toujours une destination idéale. Pour ceux qui sont à la recherche d’un endroit estival et balnéaire, la Grande-Île réserve des lagons bordés de bond de sable blanc, des criques inexplorées où la nature est encore souveraine ainsi que de gigantesques mangroves qui plongent leurs racines dans ces lagunes.
                                       « Les différents paysages malagasy »

 

Le Centre continue toujours sa mission humanitaire et sociale,

Malgré l’existence de plusieurs Centres Sociaux à Antsirabe, pendant la période de recrutements, les parents se ruent toujours vers le Centre TSINJOANJARA pour demander de l’appui pour la scolarisation de leurs enfants. La réinscription pour la nouvelle liste est obligatoire pour tous bénéficiaires au risque de perdre leur place au profit d’autres enfants, mais cela n’empêche pas le Centre d’avoir des nouveaux recrus, le mois de septembre a été consacré à cette réinscription. Le bon résultat scolaire est toujours très exigé dans tous les niveaux.
Après les recrutements, pour le Centre, une année scolaire commence toujours par une réunion des parents, c’est l’occasion de se rencontrer aussi pour transmettre les informations à retenir et de leur communiquer les différentes obligations, les recommandations et les exigences du Centre pour le bon déroulement des études de leurs enfants. En plus, depuis quelques années, le Centre se rapproche de plus en plus des parents pour les aider à ne pas être toujours assistés.

1. La scolarisation

Pour cette nouvelle année scolaire, le nombre des enfants bénéficiaires n’a pas beaucoup changé mais les conditions de leur prise en charge ont été améliorées. En effet, bons nombres d’enfants sont envoyés dans les écoles privées où il faut payer des frais de scolarité mensuels mais les cours se déroulent dans de bonnes conditions, contrairement à ce qui se passe dans les écoles publiques où les enfants n’ont cours que le matin seulement ou l’après midi seulement et les professeurs sont fréquemment absents. Aux parents de choisir !
Des cours supplémentaires pour les enfants qui ont des difficultés avec certaines matières qu’ils apprennent à l’école, sont organisés au Centre.

                          « Les lycéens qui prennent en main leur avenir »

2. La cantine

La cantine reste le pilier de la réussite scolaire des enfants surtout avec la situation actuelle du pays où le prix des produits de première nécessité ne cesse d’augmenter. Beaucoup de ces écoliers n’ont pas vraiment accès à leurs besoins nutritionnels. Le Centre fait de son mieux pour combler ce manque en variant les menus servis aux enfants. Il faut donc soutenir les activités réalisées à la cantine.
Le problème de la cantine, c’est l’inadéquation des infrastructures existantes avec la réalité. Le nombre d’enfants prenant le déjeuner au Centre s’accroit, donc il faut augmenter la quantité des repas à préparer. Par contre la cuisine actuelle a été destinée pour la préparation d’un nombre plus réduit de personnes, une extension s’impose pour que les enfants puissent manger dans le temps et sans se soucier d’arriver en classe en retard l’après midi.
C’est aussi le cas des stockages qui nécessitent un agrandissement car pour pouvoir servir chaque midi un repas composé de riz et de céréales, et pour faire face à des augmentations inattendues des prix de ces produits, le Centre doit acheter chaque année pour son stockage au moins une vingtaine de tonnes de paddy et une dizaine de tonnes de céréales. Pour l’instant, une simple salle a été adaptée pour servir de magasin de stockage mais ne répond pas du tout aux normes de sécurité.
La cantine scolaire est très sollicitée par les enfants, si bien que parfois une longue queue se forme à cause de la capacité d’accueil du réfectoire très réduite (60 personnes à chaque tour).

3. Le cours ménager

Pour la lutte contre la délinquance juvénile, le cours ménager en est un moyen efficace. En effet, les jeunes y reçoivent des formations complètes pour devenir des jeunes responsables de leur avenir. Ils sont encadrés par des moniteurs expérimentés : deux monitrices pour la broderie et tricot, un moniteur pour la coupe et couture. Nombreux sont ceux qui ont eu leur certificat de fin de formation au Centre qui ont trouvé du travail dans les divers ateliers de couture de la ville d’Antsirabe et même dans d’autres régions de Madagascar.
« Pour une formation complète, une monitrice pour la broderie et le tricot et un tailleur pour la coupe et couture »

4. La classe d’alphabétisation

Pour bien préparer leur entrée dans les écoles officielles, la classe d’alphabétisation aident beaucoup les enfants pour les initier. Mais pour ceux qui n’auront jamais la chance de fréquenter l’école, elle est là pour donner dans un bref délai, un maximum de connaissance aux enfants. Après un an, ils auront au moins un niveau de CM1.
Parmi les enfants qui sont passés par la classe d’alphabétisation, il y a une fille qui a eu son baccalauréat cette année, il y a ceux qui sont au collège et lycée. Mais il y a aussi celles qui ont choisi de rejoindre le cours professionnel du Centre.
Le nombre des enfants de la classe d’alphabétisation n’est pas différent de celui de l’année d’avant.

           « Les enfants de la classe d’alphabétisation, année 2018-2019 »

5. Les soins

La santé c’est un esprit sain dans un corps sain, elle est aussi la clé essentielle pour la réussite scolaire des enfants c’est la raison pour laquelle le Centre se soucie des soins des enfants. Les enfants qui ont des problèmes de santé ont toujours été pris en charge sauf l’hospitalisation et les opérations chirurgicales. En collaboration avec l’Association EZCO, les enfants du Centre bénéficient d’un dépistage et des consultations gratuits en ophtalmologie. Les enfants qui ont besoin de lunettes en recevront aussi gratuitement et ils peuvent à tout moment se rendre à la clinique de l’EZCO en cas de besoin.
« Ce couple venant de Pornic (France), Président et membres de l’Association EZCO France viennent tous les ans à Antsirabe pour apporter leurs appuis à EZCO Madagascar en collaboration avec La Lune à l’Envers ».

6. Les activités agricultures et élevages

Après l’élevage porcin qui ne cesse de se développer, le Centre se tourne vers d’autres formes d’élevage comme l’élevage bovin, l’aviculture et tout récemment, le Centre a essayé aussi la cuniculture.
L’objectif de ces élevages c’est de chercher à soutenir les activités de la cantine surtout pendant la période de soudure où il faut de temps en temps acheter des riz blancs où l’argent de la vente des produits de ces élevages peut en partie s’ajouter au budget alloué pour la cantine par l’Association « Para los niños ».
   
« La cuniculture est aussi très intéressante du fait de la rapidité des lapins à se multiplier »
Quant à l’agriculture, les produits sont directement destinés au menu de la cantine. Pour cette année, le Centre a changé la culture du riz en culture de pommes de terre. Le temps de la récolte est plus rapide que celle du riz, mais d’après les techniciens aussi, il faut varier les cultures pour garder la productivité de la terre.
    
« Les pommes de terre seront servies à la cantine dans quelques mois »

7. Les mots de la Présidente

« Mesdames et Messieurs,
Au nom de tous les membres du conseil d’administration, et du personnel qui compose le Centre Social TSINJOANJARA, je voudrais simplement vous remercier pour votre généreux soutien qui nous a permis de finir l’année scolaire 2017-2018 avec succès et de commencer une nouvelle année scolaire.
Le travail que nous sommes en mesure d’effectuer quotidiennement ne serait pas possible sans l’aide de donateurs aussi compatissants que vous. C’est grâce à des gens comme vous que nous sommes en mesure de continuer à faire progresser la mission de notre programme chaque année qui passe.
Votre don a aidé à bâtir un avenir meilleur et plus prometteur pour les enfants pour lesquels nous travaillons quotidiennement. Nous n’aurions jamais pu aller aussi loin sans vous.
Merci beaucoup de faire partie de cette organisation et de soutenir une cause aussi importante. Les sourires que nous sommes en mesure d’apporter quotidiennement au visage de ces enfants ne sont possibles que grâce à la générosité des personnes comme vous.
Recevez toute ma gratitude »
                                 Soeur Yvonne

 


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